L'utilisation des CFC comme
traceurs de l'âge de l'eau remonte à la fin des années 70 avec les travaux de Randall and Schultz (1976) et Thompson and al. (1974). Après une période d'utilisation limitée au domaine océanique, les hydrogéologues Busemberg et Plummer de l'USGS (United State Geological Survey) s'emparent de la méthode et publient la première méthode de datation des eaux souterraines par GC-ECD (chromatographie en phase gazeuse avec détecteur d'électron).
En 2003, suite aux difficultés à comprendre le transfert des pollutions azotées dans le massif armoricain,
l'université de Rennes 1 et le
CNRS au travers du
CAREN (Centre Armoricain de Recherche en environnement) et plus particulièrement
l'UMR Géosciences Rennes s'associent au BRGM et à la Région Bretagne (au travers du PRIR DATEAU) pour adapter cette méthode de datation au contexte géologique breton et à la compréhension du transfert des pollutions. Au-delà de l'aspect technique de mise au point du protocole de prélèvement et d'analyse réalisé avec l'appui du personnel technique de Géosciences (et en particulier
Thierry LABASQUE), il s'agissait d'étudier 7 sites (70 points au total) dans des contextes géologiques et environnementaux divers.
Cette thèse a été réalisée par Virginie VERGNAUD-AYRAUD et dirigée par
Luc AQUILINA. La présentation des résultats a eu lieu en décembre 2005 à l'université de Rennes 1. Ce sont ces travaux qui sont à l'origine du LADES.
Géosciences Rennes et le CAREN travaillent d'ailleurs toujours sur ces thématiques de
compréhension de la circulation des eaux souterraines et des pollutions et de leur temps de résidence.
Page sur la datation des eaux souterraines à partir des CFC de l'USGS :
http://water.usgs.gov/lab/chlorofluorocarbons/background/