L'âge des eaux souterraines correspond au temps écoulé entre l'infiltration dans le nappe et l'exutoire naturel (rivière, source) ou anthropique (point de prélèvement AEP, puits…), il représente donc un
temps de transfert mais également un
temps de renouvellement.
Temps de transfert des eaux souterraines et zone de recharge
Cet âge correspond donc au temps de transfert dans le milieu souterrain de l'eau mais également de l'ensemble des éléments qui lui sont associé. Le rapport de vitesse entre l'eau et d'autres composés est le facteur de retard, il est connu pour un grand nombre de molécules (pour la désethyl-atrazine il est compris entre 1,2 et 4,5).
La connaissance de la vitesse de l'eau (son temps de transfert) permet de réaliser des hypothèses sur la distance du point de prélèvement à la zone de recharge principale de la nappe.
Temps de renouvellement de l'aquifère et protection contre la surexploitation
L'âge de l'eau correspond également au temps de renouvellement de la nappe souterraine. Connaître ce temps de renouvellement et le surveiller permet de s'assurer que la mise en pompage ne conduit pas à une
vulnérabilité de la ressource en eau beaucoup plus forte par la sollicitation d'eau à temps de résidence plus court.
Lors de la mise en évidence d'une baisse continue du niveau piézométrique, la surexploitation de la ressource peut être clairement envisagée, mais qu'implique cette baisse en termes de vulnérabilité et donc de qualité d'eau ?